Rite Ecossais Primitif 1688

RITE ÉCOSSAIS PRIMITIF
«Early Grand Scottish Rite»
ET

ORDRE ROYAL D’ÉCOSSE
«Royal Order of Scotland»


HISTORIQUE
 Le Rite Écossais Primitif (Early Grand Scottish Rite) ainsi que l’Ordre Royal d’Écosse (Royal Order of Scotland) tiennent une place particulière au sein de la Franc-Maçonnerie. Ils furent introduits en France à Saint-Germain-en-Laye dès 1688 par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil.
Ces Loges essaimèrent suffisamment pour constituer en 1725 l'Ancienne et Très Honorable Société des Francs-Maçons dans le Royaume de France.
Les Rituels des anciennes Loges militaires furent apportés à Marseille en 1751 par Georges de Wallnon (ou de Waldon) qui constituera la Loge Saint-Jean d'Écosse devenue ultérieurement la Mère-Loge de Marseille.
C'est de cette filiation qu'est né l'actuel Rite Écossais Primitif, réveillé en 1985 à l'initiative du Grand Maître Robert AMBELAIN, d'après les rituels manuscrits figurant dans les archives personnelles du Illustre Frère Georges BOGÉ de LAGRÈZE, qu'il confia à l’Illustre Frère Robert AMBELAIN en 1942, et qui accompagnait ceux de Maître Écossais et Chevalier de Saint-André du Rite Écossais Primitif, et de la liste des bénéficiaires de ces degrés en sa propre filiation, documents que nous avons conservés. Il est très proche de celui du manuscrit Calvet, figurant au Musée d'Avignon de ce nom.
La devise du Rite Écossais Primitif est «Primigenius more majorem», allusion à l'ancienneté de celui-ci.
Les Grades, dans toute société, doit se hiérarchiser pour survivre et progresser. Il est donc logique que la Franc-Maçonnerie – considérée sous l'angle de sa représentation sociale ou, si l'on préfère, de son corpus institutionnel – ait  développé une, puis des hiérarchies, articulées autour de systèmes de degrés ou grades plus ou moins complexes. Ces degrés ou grades n'ont pourtant qu'un rapport lointain et ténu avec ceux du monde profane.
En effet, et cela semble parfois oublié, les grades maçonniques correspondent - ou devraient correspondre - moins à des pouvoirs allant en s'élargissant au fur et à mesure qu'est gravie l'échelle hiérarchique qu'à une succession de portes, qui s'entrouvrent au cours du parcours initiatique.
Les grades maçonniques correspondent - ou devraient correspondre - moins à des prérogatives qu'à des devoirs. Et si des droits particuliers sont légitimement attachés à chaque grade, ces mêmes droits n'ont de valeur que pour autant qu'ils permettent l'exercice des charges correspondantes.
Les grades maçonniques peuvent donc se définir comme symboliques et obligataires. Ajoutons qu'ils sont nécessairement transmissibles - faute de quoi la structure maçonnique elle-même ne pourrait perdurer - et réglementés - faute de quoi ils perdraient toute signification : on dirait aujourd'hui toute lisibilité ou visibilité.
Cette nécessaire réglementation des grades maçonniques a subi des évolutions plus ou moins heureuses, évolutions liées tant à la sociabilité du moment ou de l'époque qu'à l'enracinement géographique des Rites et des Obédiences.
Il y a plusieurs siècles, les systèmes dits des « hauts grades » en Europe continentale - ou des « grades collatéraux » (side degrees) dans les îles britanniques - n'existaient pas. Et même les premiers grades différaient de ceux que nous connaissons aujourd'hui.
Au XIIIème siècle, le seul grade connu de la maçonnerie opérative était celui de Compagnon, en anglais Fellow Craft, et il fallut attendre plus d'un siècle pour voir apparaître en Écosse celui d'Apprenti, en anglais Entered Apprentice.
Les Compagnons n'étaient cependant pas nécessairement du même « rang », pourrait-on dire, et l'on pouvait distinguer les Compagnons installés à leur compte de ceux qui gardaient le statut de salariés. C'est dans la première catégorie que l'on choisira le Maître de Loge, mais ici le Maître n'est point un grade : il désigne une fonction de direction qui deviendra plus tard celle du Vénéralat.
À noter qu'au sein de la Loge, les deux classes de Compagnons ne faisaient l'objet d'aucune distinction sociale. Il convient donc de se garder de toute confusion entre grade et fonction, du moins jusqu'à la fin du XVIIème siècle. Le Maître de Loge était un Compagnon choisi parmi ses pairs installés à leur compte.
Ces derniers prendront progressivement l'appellation maçonnique de « Compagnons Confirmés » ou de « Compagnons Finis ». Se dessinera alors un système articulé autour de deux grades dont le deuxième est à son tour subdivisé en deux, et d'une fonction :
  • Apprenti
  • Compagnon 
  • Compagnon Confirmé
  • Maître de Loge.
Au début du XVIIIème siècle, le Maître de Loge n'est toujours pas un grade au sens propre du terme, et la Grande Loge des Moderns confirma en 1717 la seule existence des grades d'Apprenti et de Compagnon. Cependant un manuscrit du Trinity College de Dublin semblerait indiquer comme date de naissance du troisième grade en 1711.
Si l'apparition de la Maîtrise comme troisième degré hiérarchique ne parait pas pouvoir être datée avec précision, il est généralement admis qu'elle se situerait entre 1711 et 1729.
En 1726, la célèbre Loge Dumbarton Kilwining, décrit son installation en mentionnant la qualité des Frères présents, à savoir : le Grand-Maître (Maître de Loge), sept Maîtres, six Compagnons et trois Apprentis.
Les premières « Constitutions d'Anderson » (1723) ne font pas mention du grade de Maître en tant que tel mais, remarque Jean-François Blondeau « d'un système en de degrés comprenant un grade d'Apprenti Entré et un de Compagnon ou Maître », les deux derniers termes correspondant à un seul et même grade. Ce n'est qu'avec la deuxième édition des mêmes « Constitutions d'Anderson » publiées en 1738, que la maîtrise sera enfin formellement intégrée dans le système hiérarchique maçonnique.
Vers 1745 apparaît un quatrième grade, le plus souvent connu comme celui de « Maître Parfait » ou selon les Rites, comme celui de « Maître Secret ».
La Maçonnerie spéculative a pris le pas sur la Maçonnerie opérative et, dès lors, des systèmes de plus en plus complexes vont se développer en particulier sur le continent européen, tant au sein de ce qu'il est convenu de désigner par « l'Écossisme » qu'au sein de Rites plus périphériques.
Des « HAUTS GRADES » viennent compléter une hiérarchie déjà passée de deux à trois puis à quatre degrés. Ce développement n'est pas homogène, tant s'en faut.
Chaque Rite, Obédience ou Grande Loge revendique le droit souverain d'établir ou de corriger l'ordonnancement de sa propre hiérarchie.
Seule semble échapper à cette effervescence la Maçonnerie jacobite introduite en France dès 1688 à Saint-Germain-en-Laye par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil, Maçonnerie demeurée peu ou prou fidèle à ce qui sera désigné par Early Grand Scottish Rite ou Rite Écossais Primitif.
En 1778, une tentative de remise en ordre intervient avec l'adoption du « Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiées » dit « Code de Lyon ». Ce Code, qui régira depuis lors le Rite Écossais Rectifié, ne reconnaît que quatre grades symboliques : ceux d'Apprenti, de Compagnon, et de Maître pour les loges bleues et celui et de Maître Écossais pour les loges vertes.
Mais à ces quatre grades symboliques s'ajoutent les degrés chevaleresques de l'Ordre Intérieur qui utilise l'ancien Ordre du Temple comme « moyen de transcendance », Écuyer-Novice et Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. On est donc ici en présence d'un système à six degrés auxquels s'ajoutent encore les deux degrés d'une classe secrète, dite de « Profession » : Profès et Grand-Profès.
Le Code de Lyon décrit avec précision les intervalles devant être respectées pour les passages de grade : « cinq mois d'assistance régulière aux travaux du grade d'Apprenti à celui de Compagnon ; sept mois de présence régulière de celui-ci au grade de Maître ; une année de présence régulière du grade de Maître à celui de Maître Écossais.
En deux ans on pouvait donc atteindre le quatrième grade, étant entendu que le même Code précise que ces intervalles peuvent être abrégés sur dispense particulière.
En 1786, Frédéric II est supposé avoir édicté à son tour de « Grandes Constitutions » qui serviront de « CHARTE HISTORIQUE » au Rite Écossais Ancien et Accepté lequel comprend 33 degrés se répartissant comme suit : du 1er au 3ème pour les loges bleues, du 4ème au 14ème pour les Loges de Perfection, du 15ème au 18ème pour le Chapitre, du 19ème au 30ème pour l’Aréopage, le 31ème pour le Tribunal, le 32ème  pour le Consistoire et le 33ème pour le Conseil Suprême.
Cette hiérarchie en trente-trois grades ne tardera pas à servir de référence mondiale et la plupart des Rites tenteront de fixer des équivalences entre leurs propres systèmes et celui du Rite Écossais Ancien et Accepté. (L'usage veut que le 4ème du R.E.R. corresponde au 18ème du R.E.A.A., l'Écuyer Novice au 30ème et le C.B.C.S. au 33ème).
On notera que la correspondance entre les derniers grades de C.B.C.S. et 33ème semble d'autant plus artificielle que le premier est un grade à caractère chevaleresque alors que le second est un grade administratif.
Les intervalles pour les passages du grade d'Apprenti à celui de Compagnon et de Compagnon à Maître sont identiques à celles du R.E.R. soit respectivement cinq et sept mois.
« Les Règlements Généraux de la Maçonnerie Écossaise » adoptés en 1880 confirment en outre que ces intervalles peuvent s'exprimer également en nombre de Tenues.
La Maîtrise est ainsi accessible à l'Apprenti qui aura participé à quinze Tenues.
En Écosse, l’Early Grand Scottish Rite ne résista pas au mouvement général qui marqua la Maçonnerie des XVIIIème et XIXème Siècles.
En France, le Rite Écossais Primitif, peu pratiqué, demeura plus proche de ses origines et qu'il parvint à maintenir assez longtemps une hiérarchie de grades rappelant celle du XVIIème siècle. 
Mais c'est avec le Grand Maître Robert AMBELAIN et les recherches qu'il effectua, que la situation allait se clarifier pour aboutir à une certaine mise en ordre, en deux temps ou deux périodes dont 1991 sera l'année charnière.
Dans un premier temps, et après quelques variations probablement consécutives à l'avancée de ses recherches, le Grand Maître Robert AMBELAIN arrête la hiérarchie des grades du Rite Écossais Primitif à son sixième grade, celui de Chevalier de Saint-André du Chardon d'Écosse.
L'échelle hiérarchique du Rite Ecossais Primitif comprend alors les grades de :
  1. Apprenti ;
  2. Compagnon ;
  3.  Maître (ou Compagnon Confirmé) ;
  4.  Maître Installé (ou Maître de Saint Jean, ou Maître de Loge) ;
  5.   Maître Parfait Écossais ;
  6.  Chevalier de Saint-André du Chardon d'Écosse ;
Ce schéma ressort assez clairement par lesquels le Grand Maître Robert AMBELAIN explique que le « Rite Écossais Primitif » arrête sa hiérarchie au 18ème degré de l'Écossisme et du Rite de Perfection et donc au 6ème degré de Chevalier de Saint-André du Chardon d'Écosse et que le 4ème degré est celui de Maître Installé.
À première vue, la hiérarchie des grades du Rite Écossais Primitif ne semble pas présenter de particularités notables, si ce n'est le rappel d'anciennes dénominations antérieures aux XVIIIème siècle et une certaine similitude avec celle du R. E. R.
Pourtant, deux grades méritent d'être quelque peu explicités, sans divulguer le moindre secret bien sûr, ceux de Maître Installé et de Chevalier de Saint-André.
Dans le système propre au Rite Écossais Primitif, le degré de Maître Installé est non seulement une « qualité » comme dans d'autres Rites mais bien un grade au sens strict du terme.
Grade particulier car, bien que placé en quatrième position il ne peut être conféré que si l'on possède le cinquième degré, celui de Chevalier de Saint-André.
Les raisons de ce particularisme - que l'on retrouve pour partie au Rite Écossais Rectifié - sont données par Robert AMBELAIN dans son introduction au « Rituel des Maîtres de Loge ». 
Autre particularité du grade, celui-ci est conféré au sein d'une « Loge de Maîtres Installés » ou, à défaut, dans tout Temple mis à la disposition des trois Installateurs. Il n'y a aucun lien direct avec « l'Allumage des Feux » d'une nouvelle Loge et le grade qui est donné ad vitam. Il permet à son titulaire de disposer de l'outil nécessaire pour créer une Loge, puis la diriger, mais l'Installation elle-même constitue une cérémonie.
Pas plus que pour les autres grades, aucun intervalle minimal n'est fixé pour le passage au 4ème degré. De même, aucun délai n'est fixé entre l'Installation et la prise en charge d'une Loge.
Est éligible au grade, écrit Robert AMBELAIN, « un Compagnon Confirmé, ancienne dénomination de Maître Maçon, susceptible de diriger une Loge et d'y transmettre les trois degrés de l'initiation maçonnique : Apprenti, Compagnon et Compagnon Confirmé ». 
Le grade de Chevalier de Saint-André mérite également une mention spéciale car il résulte d'un « syncrétisme » original entre degré purement maçonnique et filiation chevaleresque traditionnelle.
Le sujet est extrêmement vaste et il m'est naturellement impossible de le développer ici sous tous ses aspects.
Quelques extraits d'une fort intéressante note de Robert AMBELAIN intitulée « Les Maîtres Écossais » peuvent donner quelques indications essentielles. Il faut savoir que le degré de Maître Écossais de Saint-André est demeuré longtemps secret.
Un dernier mot sur la question de la validité des grades et titres maçonniques. Assez curieusement, c'est un aspect du sujet qui est très rarement sinon jamais traité dans les Constitutions, Règlements et autres Textes Maçonniques. Ou alors de manière indirecte. Une précaution liminaire s'impose : la validité d'un grade ou d'un titre maçonnique ne saurait être jugée avec des critères juridiques purement profanes. Cela n'aurait pas de sens et conduirait inévitablement à considérer nombre de grades maçonniques comme illicites ou usurpés : exemple des dénominations chevaleresques évoquées plus haut.
La validité d'un grade maçonnique ne peut se déterminer qu'à travers la "culture" maçonnique elle-même : ses règles et son esprit.
Ainsi, on pourra sans doute affirmer qu'un grade maçonnique sera réputé régulièrement reçu - et donc incontestablement valide - si trois conditions minimales sont réunies :
  1. Régularité de l'Initiation maçonnique de l'Impétrant (on ne saurait donner d'autre grade à un Profane que celui d'Apprenti) et de ses élévations successives ;
  2. Pouvoir de celui ou de ceux qui confèrent le grade : ce pouvoir doit s'analyser par référence au grade détenu par ceux-ci et, le cas échéant par référence à la fonction réglementaire qu'ils assument au moment où le grade est conféré ;  
  3. Stricte observance des Rituels de Réception tels qu'approuvés et en vigueur dans le cadre du Rite au sein duquel le grade est conféré.
Dans certains cas extrêmes il ne faut pas confondre validité et reconnaissance du grade : la validité repose sur des critères objectifs alors que la reconnaissance ne relève que de celui de l'opportunité, critère subjectif s'il en est, ou d'accords inter-obédientiels, révisables à tout moment.
Le Rite Écossais Primitif, outre le Maître de Loge (Vénérable Maître), comprend sept Officiers.
Six sont explicitement mentionnés dans les Constitutions d’Anderson de 1720 : les deux Surveillants, l'Orateur, le Secrétaire, le Trésorier et le Maître des Cérémonies. Le septième, le Frère Terrible, a été introduit plus tardivement et figure dans tous les Rituels actuellement en usage au Rite Écossais Primitif.
En Loge, les Travaux ne peuvent être régulièrement ouverts en l'absence du Maître de Loge (ou de son Député), des Surveillants, de l'Orateur, du Secrétaire et du Trésorier.
Les Officiers nécessaires au fonctionnement régulier d'un Triangle sont au nombre de trois : le Frère Surveillant, le Secrétaire et le Trésorier.
Le Frère Surveillant doit obligatoirement détenir le grade de Maître. Les Officiers portent un sautoir rouge ponceau auquel est suspendu le bijou de leur fonction.
Le Rite Écossais Primitif comprend cinq grades auxquels s'ajoutent les deux degrés de l'Ordre Intérieur.
En tout état de cause, le cinquième grade du Rite Écossais Primitif est d'une exceptionnelle richesse et ne saurait être comparé aux grades - peut-être similaires dans l'apparence - d'autres Rites qui se parent de titres à connotation chevaleresque dans une perspective exclusivement symbolique et sans lien avec l'Ordre de chevalerie, subsistant ou éteint, dont ils empruntent la dénomination (Chevaliers de la Toison d'Or, Chevaliers de Malte, etc).
Loges bleues :
1.    Apprenti
2.    Compagnon
3.    Maître (anciennement Compagnon Confirmé)
Loges de Perfectionnement :
4.    Maître Installé (ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge)
5.    Maître Parfait Écossais
6.    Chevalier de Saint-André du Chardon d'Écosse.
Ordre Royal d’Écosse (Royal Order of Scotland) :
7.     Hérédom de Kilwinning
8.     Chevalier Rose+Croix.
L’Ordre Royal d’Écosse (Royal Order of Scotland) est composé de deux degrés qui sont : Hérédom de Kilwinning et Chevalier Rose+Croix.
Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant « les règles » et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l’ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.
Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).
La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été le 24 juin 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse.
Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers.
Pour assurer la continuation de l’Ordre, il aurait accordé à ces chevaliers l’autorité de conférer le degré de Chevalier Rose+Croix sur les Francs-Maçons Écossais professant la foi Chrétienne et s’étant montrés dignes de cet honneur. Cependant, le nombre de Chevaliers admis à ce degré de Rose+Croix ne devait pas dépasser soixante-trois. Dans les années qui suivirent, des chevaliers élire domicile ailleurs qu’en Écosse. Ils furent autorisés à constituer des Grandes Loges provinciales dans les Pays où ils résidaient et chaque Grand Maître de ces provinces fut autoriser à conférer ce degré à soixante-trois Maçons des plus méritants.
Plus récemment, il fut accordé à certaines Grandes Loges Provinciales une dispense spéciale pour passer outre la barrière des soixante-trois membres.
Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique.
Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.
La constitution de l’ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. À chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l’officier qui préside.
En l’absence d’un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l’ordre est le Député Grand Maître. Il n’y a aucun document fiable retraçant l’histoire de l’ordre depuis sa naissance supposée en 1314, jusqu’au milieu du 18ème siècle. Il semble cependant s’être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye).
Tombé dans l'oubli, faute de recrutement valable, ou raréfié dans le secret, l'Ordre de Saint-André du Chardon est rouvert en 1687, avant son exil en France, par le Roi Jacques II. Et là on voit apparaître au grand jour cet ordre maçonnique qui a pour nom « Ordre des Maîtres Écossais de Saint-André », nom qu'il ne quittera plus. Le Rituel, à double sens, évoque le retour en Grande-Bretagne, après l'exil en France, avec la restauration des Stuarts. Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu’en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.
De France, l’ordre semble s’être déplacé à Londres où il s’est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l’Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.
À l’origine, l’admission dans l’ordre était limitée aux Écossais ou à ceux d’ascendance Écossaise. Elle a été étendue aux Maçons d’autres nationalités.  La seule obligation exigée par la Constitution de l’Ordre est d’avoir été Maître Maçon pendant une période d’aux moins cinq années. Aux États-Unis d’Amérique, il faut avoir reçu le 32ème degré du Rite Écossais Ancien et Accepté pour en faire partie.

HABILLEMENT, DÉCORS ET BIJOUX
DU RITE ÉCOSSAIS PRIMITIF


Loges bleues :
1er degré – Apprenti.
  • Tablier Blanc, bavette relevée comme dans tous les rites maçonniques car ce grade est universel.
 2ème degré – Compagnon.
  • Tablier Blanc bordé de rouge par un liseré fin, bavette rabaissée il symbolise la volonté de poursuivre dans la voie du Rite.
3ème degré – Maître (anciennement Compagnon Confirmé).
  • Tablier blanc bordé de rouge liseré large avec trois rosettes Rouges disposées en triangle.
  • Un baudrier vert bordé de rouge pour les Maitres et Maitres Ecossais et vert bordé d’Or pour ceux appartenant à l’Ordre Royal d'Écosse (Heredom de Kilwining et Chevalier Rose Croix
Loges de Perfectionnement :
4ème degré – Maître Installé (ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge).
  • Tablier blanc bordé de rouge liseré large avec trois Taux Rouge disposées en triangle, deux pendeloques dorées à boules. Ce tablier est bordé d’or.
  • Un sautoir de Vénérable Maître est Blanc bordé de Rouge avec l’ancien emblème des Vénérables Maîtres le compas avec l’équerre et la règle, en arc de cercle et au milieu du compas le soleil. (Idem grands maitres des obédiences).
5ème degré – Maître Parfait Écossais
  • Tablier blanc bordé de vert liseré large avec trois Rosette Rouge disposées en triangle, la bavette est verte bordées de Rouge Identique au R.E.R...
  • Une des trois rosettes est sur la bavette.
  • Un sautoir Vert bordé de Rouge avec en pendentif la médaille de l’Ordre (Le chardon d’Ecosse)
6ème degré – Chevalier de Saint-André du Chardon d'Écosse.
  • Tablier blanc bordé de vert liseré large avec trois Rosette Rouge disposées en triangle, la bavette est verte bordées de Rouge Identique au RER.
  • Une des trois rosettes est sur la bavette. Un sautoir Vert bordé de Rouge avec en pendentif la médaille de St André (idem RER)